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Attention fragile - Murano autour des années 1930

Carte blanche | Verre de Venise - Etienne Dumont

Musée Ariana
10 februar 2020 3 mai 2020
10h - 18h
Fermé le lundi
Entrée libre

Verres déposés au Musée Ariana
© Jean-Marc Cherix, Musée Ariana

Etienne Dumont, critique d'art et collectionneur passionné, a accepté la carte blanche proposée par le Musée Ariana. Il a choisi de mettre en scène des pièces de Murano datant des années 1930.

Après la chute de la République de Venise, en 1797, la production verrière semblait au point mort. Les entreprises fermaient l’une après l’autre. Les survivantes ne donnaient plus que des pièces simples. L’Autriche, qui s’était retrouvée propriétaire de la Vénétie en 1815, encourageait en priorité le verre de Bohême. Il faudra attendre le rattachement à la jeune Italie, en 1866, pour que des manufactures renaissent ou reprennent du poil de la bête. Encore convenait-il de retrouver des techniques perdues! C’est ainsi que l’essentiel de la production de luxe de la fin du 19e siècle se basera sur des modèles évoquant l’âge d’or de la Renaissance.

L’Art Nouveau, dès 1900, allait réveiller la créativité. Une maison comme Barovier, fondée en 1295 (Seguso ne date que de 1397!), retrouvait le devant de la scène avec des pièces uniques. Un artiste aussi polyvalent que Vittorio Zecchin signait, lui, des modèles simples mettant en valeur le talent des artisans. Ce sont les fameux soffiati. De nouvelles firmes naissaient après la guerre, comme Venini. Ancien avocat, le Milanais Paolo Venini engageait comme designers des architectes dont Carlo Scarpa ou Tomaso Buzzi. Ou un sculpteur comme Napoleone Martinuzzi. Leurs modèles étaient modernes, dans la mesure où ils échappaient à l’esthétique Art déco. Des manifestations internationales du genre Triennale de Milan ou Biennale de Venise faisaient connaître ces nouveautés sur le plan international en dépit d’un climat politique devenu lourd.

 

L’évidence de maisons comme Barovier ou Venini ne doit pas faire oublier l’existence de petites entreprises, souvent éphémères, dont on sait peu de choses. Elles ont pourtant produit quantité de pièces, en suivant les tendances du jour. Énormément de spécimens échappent du coup à une attribution possible, faute de signature ou d’étiquette. La connaissance progresse cependant. On en sait davantage aujourd’hui sur les maisons AVEM ou Alfredo Barbini. Ces dernières se feront surtout connaître dans les années 1950, après une pause obligée allant de la chute du fascisme en 1943 à la fin de la guerre en 1945.


Sur une proposition de Etienne Dumont


 

Légendes

1. Coupe sur pied en verre transparent bleuté de Guido Balsamo Stella (1882-1941) pour SALIR. Vers 1930. Le verre soufflé a ensuite été gravé. Une technique rappelant le verre de Bohême.

2. Coupe sur pied avec décor appliqué en rouge et noir de Guido Balsamo Stella pour SALIR. Vers 1930. Le même modèle un peu plus grand, et avec un traitement différent. Il s’agit de la création la plus connue de son auteur. Différentes variantes existent. Plus rondes. Ou plus élancées.

3. Corne d’abondance d’Archimede Seguso (1909-1999). Difficile de dire quand les coquillages ont fait leur apparition dans les décors vénitiens. Ces petites coquilles, vendues bon marché, demeurent en général anonymes. Celle-ci porte miraculeusement encore l’étiquette de Seguso.

4. Vase transparent bleu soufflé en moule de Napoleone Martinuzzi (1892-1977) pour Venini. Vers 1927. Martinuzzi a produit au début un certain nombre de pièces translucides, même s’il demeure connu pour ses pâtes opaques et granuleuses. Ce modèle a été diffusé dans différentes couleurs.

5. Vase «Trasparenti» de Carlo Scarpa (1906-1978) pour MVM Cappelin & Cie, 1926-1927. Une pièce iconique du grand architecte, actif comme designer jusqu’en 1942. La plupart des versions ont comme ici un pied et un bord supérieur bleu de cobalt. Mais il a existé d’autres couleurs. Ces bulles ont de plus été produites dans toutes les tailles, même très grandes.

6. Vase de Napoleone Martinuzzi pour Venini, vers 1927. Verre transparent soufflé et applications noires (en fait, un violet très foncé). Une autre production des débuts de Martinuzzi chez Venini.

7. Vase en verre opaque noir. Vers 1930. Les applications sont d’une couleur corail, alors très à la mode. Cet objet pose de gros problèmes d’attribution. Le nom des Fratelli Toso a été suggéré, comme celui de Martinuzzi travaillant cette fois pour Martinuzzi-Zecchin.

8. Vase en verre soufflé transparent. Vers 1930. Le modèle original est de Vittorio Zecchin (1878-1947). Mais il a été souvent copié par des manufactures autres que MVM Cappelin e Co. Les couleurs adoptées à la fin des années ‘20 sont généralement le mauve et le champagne. Cet exemplaire est exceptionnellement orangé.