La revue électronique de l'Institut et Musée Voltaire
ISSN 1660-7643
       
         
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Par Hervé Baudry-Kruger



Ce jour de juin 1992 où fut photographié Gérald Hervé devant le Voltaire de Houdon au musée de l’Ermitage (Saint-Pétersbourg), quels sentiments pouvaient l’animer ?
Dans son roman les Feux d’Orion, achevé deux ans auparavant, il avait consacré quelques pages denses à cet « art mineur », comme le dit un de ses personnages, lui prêtant sans doute son jugement. Cependant, le geste de photographier, comme celui de se laisser photographier, signifie, engage. Pour sa part, il s’y prêtait généralement de bonne grâce. Mais lorsque je lui eus remis les clichés pris durant son voyage, où plusieurs le représentaient dans diverses situations (tel le portrait à bord du croiseur Aurore, dans la huitième vitrine de l’exposition « Aux lieux d’une œuvre »), il fit remarquer qu’il avait passé le stade du miroir. Lui-même ne s’était pour ainsi dire jamais adonné à cet art. Se faire photographier était un jeu auquel il pouvait se prêter volontiers (voyez-le, dans la même vitrine, en Vietnamien, accoudé au bastingage d’un bateau sur le Mékong). Le reste ne représentait pas grand chose, « pas même une empreinte sensible en [s]oi – seulement une ombre, des sels d'argent sur du papier blanc de neige – révélateurs de tous ces négatifs ! » (Les Feux d’Orion, p. 228.)
Le marbre en pleine lumière soudain surgissant au détour d’une salle du palais d’hiver, le voltairianisme de Gérald Hervé fut en une fraction de seconde saisi. Mais c’est là, avouons-le, pièce à conviction mineure. Car ce fond a chez lui ses lettres, sa durée, ses réticences.

Une étude substantielle des rapports de l’œuvre de Gérald Hervé à Voltaire est disponible dans la rubrique « A propos de », dans ce même numéro.

 


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© IMV Genève | 12.01.2005