La revue électronique de l'Institut et Musée Voltaire
ISSN 1660-7643
       
         
       Hiver 2005Accueil   IMV   Contact
           
       
           
  SOMMAIRE   Lisbonne : 250 ans après      NUMEROS PRECEDENTS
         
 

Actualités de l'IMV
Lisbonne : 250 ans après
Voltaire nous écrit
De l’horrible danger de la lecture
Clin d'oeil
Portrait de l’abbé Mignot, neveu de Voltaire
A propos de ...
Discours pour Voltaire
Nouvelles du XVIIIème siècle
Publications 
Liens
Comment acheter un manuscrit ?


Tout le numéro en pdf  

inscrivez-vous à la
Gazette des Délices

 

La commémoration du 250e anniversaire du tremblement de terre de Lisbonne s’est tenue dans les locaux du musée Voltaire le 31 octobre dernier au soir, en présence de S.E. M. José Caetano da Costa Pereira, représentant permanent du Portugal à l’O.N.U. Elle a réuni plus de 160 personnes dans la bibliothèque de l’Institut, où Isabel Alçada et Ana Maria Magalhaês ont présenté leur roman O dia do terramoto (« Le jour du tremblement de terre »). Certains passages en ont été lus en portugais et en français : l’histoire est celle d’un vieux savant et de deux jeunes gens projetés dans la Lisbonne de 1755 et découvrant, in vivo, les terribles conséquences du séisme.
La soirée s’est poursuivie avec la lecture du Poème sur le désastre de Lisbonne par Danièle Lebrun, avant que les discours officiels de MM. Giroud, directeur adjoint de la Bibliothèque Publique et Universitaire, Jacob, conservateur de l’Institut Voltaire et Vilela, consul général du Portugal à Genève, ne viennent clore, provisoirement bien sûr, un débat ouvert il y a 250 ans déjà.


Danièle Lebrun : une visite à Voltaire

« Une grande dame du théâtre à Genève » : c’est en ces termes qu’un des admirateurs de Danièle Lebrun se réjouissait de pouvoir entendre l’interprétation offerte par la célèbre comédienne du non moins célèbre Poème de Voltaire. Danièle Lebrun est en effet une spécialiste du théâtre du XVIIIe siècle, et tous les amateurs de Marivaux connaissent son interprétation bouleversante du personnage d’Araminte, dans Les Fausses Confidences. Le grand public la connaît également sous le nom de Roxane, baronne de Saint-Gély, rôle qu’elle incarne avec beaucoup de facétie dans Les Nouvelles aventures de Vidocq, série télévisée orchestrée par son époux Marcel Bluwal.
Danièle Lebrun a proposé du texte voltairien une version très éloignée des lectures plus traditionnelles du poème. Les images véhiculées tout au long de ces 234 vers se sont détachées avec une force contenue qui prouvait, à tout le moins, qu’il existe bien une poésie des Lumières. Les cent soixante spectateurs ont ainsi pu goûter à la saveur d’un texte qui, à 250 ans de distance, nous interpelle comme au premier jour.


Suisse-Portugal : regards croisés

Tel est le titre du livre présenté à l’Institut Voltaire le 26 octobre dernier par son auteur, Reto Monico, docteur ès lettres et professeur d’histoire au Cycle d’orientation. En se basant sur la presse, les récits de voyages, les rapports bilatéraux, Reto Monico étudie les regards réciproques entre les deux pays entre 1890 et 1930. Plusieurs interventions ont permis d’ouvrir d’autres pistes à ce champ d’exploration novateur : se sont ainsi exprimés, après avoir été accueillis par M. François Jacob, MM. Antoine Fleury, professeur à l’université de Genève, Guy Le Comte, président de la SHAG (Société d’Histoire et d’Archéologie de Genève), Michel Rossetti, président de l’association Suisse-Portugal et ancien conseiller administratif, et Júlio Vilela, consul général du Portugal à Genève. Le livre de Reto Monico est disponible à la SHAG ainsi que dans toute bonne librairie.


Du Mahomet de Voltaire au Nathan de Lessing

La compagnie FOR, dirigée par Hervé Loichemol, a proposé le 10 décembre dernier, au théâtre de Carouge, une lecture du Mahomet de Voltaire. Lecture qui a démontré, s’il en était encore besoin, la force dramatique de l’alexandrin voltairien, et qui a été suivie le lendemain, à l’Institut Voltaire, d’un colloque intitulé « Voltaire-Lessing ».
Ce colloque a réuni Jean Jourdheuil, metteur en scène dont on a pu apprécier, fin novembre, le spectacle « Michel Foucault, choses dites, choses vues » au théâtre de Saint-Gervais, Renaud Bret-Vitoz, maître de conférences à Toulouse, Danielle Chaperon, professeur à Lausanne, et enfin Bernard Franco et Pierre Frantz, de l’université Paris IV Sorbonne. Gageons que de telles initiatives stimulent la relecture du théâtre de Voltaire et lui rendent enfin sa véritable place.




Vers le haut

 

 
       
       
     
© IMV Genève | 05.01.2006