Découvrez les musées municipaux
Toute l'offre culturelle


  • L'herbier des Conservatoire et Jardin botaniques et ses quelque six millions d’échantillons est un des plus importants au monde. Quant au jardin, il abrite de magnifiques collections de plantes vivantes.
  • Site internet du Conservatoire et Jardin botaniques


  • Le FMAC a pour missions de développer la présence de l’art dans l’espace public et de soutenir les artistes actifs et actives à Genève. Le FMAC gère la Médiathèque, un espace de consultation et de diffusion d’une collection dédiée à l'art vidéo. Le FMAC Mobile, par ses actions de médiation, favorise l’intérêt et la compréhension des publics pour le domaine de l’art contemporain.
  • Page web du Fonds municipal d’art contemporain


  • Avec une collection riche de 25'000 objets illustrant douze siècles de culture céramique, le Musée Ariana compte parmi les grands musées européens spécialisés dans les arts du feu.
  • Site internet du Musée Ariana


  • Les Musées d’art et d’histoire forment le plus grand ensemble muséal de Suisse, avec ses cinq musées et leurs 700'000 objets, sa bibliothèque et ses ateliers de restauration.
  • Site internet des Musées d'art et d'histoire


  • Haut lieu de la réflexion sur les sociétés humaines, le Musée d'ethnographie de Genève, dont les bâtiments se trouvent au boulevard Carl-Vogt propose au travers de ses expositions une variété de lectures anthropologiques des phénomènes sociaux et culturels qui traversent le monde actuel.
  • Site internet du Musée d'ethnographie


  • Le Muséum d’histoire naturelle accueille plus de 250'000 visiteurs chaque année à la découverte des millions de spécimens exceptionnels appartenant au patrimoine naturel qu'il conserve. Unique en son genre en Suisse, le Musée d'histoire des sciences - affilié au Muséum - abrite une collection d'instruments scientifiques anciens issus des cabinets des savants genevois du 17e au 19e siècle.
  • Site internet du Muséum d'histoire naturelle
    Site internet du Musée d'histoire des sciences

Le bâtiment

Histoire d’une architecture insolite

À la fin du 19e siècle, Gustave Revilliod décide de construire un musée pour y exposer sa vaste collection conservée jusque-là dans son hôtel particulier en Vieille-Ville. C'est sur l'immense domaine familial de Varembé que le bâtiment sera édifié. Le Musée Ariana, ainsi nommé en l’honneur de sa défunte mère Ariane de la Rive, sera la deuxième institution muséale de Genève après le Musée Rath (1826). Il s’agit en revanche du premier musée encyclopédique de la ville puisque le Musée d’art et d’histoire n’ouvre ses portes qu’en 1910.
 
Pour son projet, Revilliod fait d’abord appel à un architecte peu expérimenté, Émile Grobéty. Après un voyage de formation en France et en Italie, ce dernier élabore un projet dans un style éclectique, néo-renaissance et néo-baroque, où l’influence de l’architecture palatiale italienne prédomine.

La construction de l’édifice débute en 1877. Grobéty, bientôt dépassé par l’ampleur du chantier, est remplacé par l’architecte Jacques-Élysée Goss (1839-1921), à qui l’on doit des œuvres genevoises marquantes comme le Grand-Théâtre (1875-1879) ou l’Hôtel National devenu Palais Wilson (1875-1876). En 1884, le gros œuvre est achevé et le musée ouvre ses portes, mais les coûts ont quasiment doublé. Faute de moyens supplémentaires, certaines parties initialement prévues ne verront pas le jour, notamment l’escalier monumental et une partie du décor.

Le plan du bâtiment se compose de deux ailes symétriques, placées de part et d’autre d’un hall entouré d’une majestueuse colonnade sur deux étages et couronné d’une coupole dont la forme elliptique est remarquable.

Le répertoire iconographique des plafonds, peint par le Genevois Frédéric Dufaux (1852-1943), comprend des sujets mythologiques ou allégoriques d’inspiration italienne. Des vitraux sont intégrés à l’architecture. La réalisation des sculptures en toiture et dans les niches ovales est confiée à l’italien Luigi Guglielmi (1834-1907) et en 1898, le sculpteur Émile Leysalle (1847-1912) complètera les bustes manquants. Les deux sphinx qui veillent sur l’entrée principale côté lac sont l’œuvre d’Emile-Dominique Fasanino (1851-1910).

Avec ses allures de palais, majestueux et original, l’Ariana est un monument important de l’éclectisme de la fin du 19e siècle. Son architecture se démarque des autres constructions de l’époque et rompt avec l’austérité de la Genève protestante. On associe souvent cette œuvre à la glorification personnelle de son créateur, philanthrope investi d’une mission pédagogique.