Découvrez les bibliothèques de la Ville de Genève
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  • La Bibliothèque de Genève déploie sur 4 sites un patrimoine écrit, imprimé, musical et iconographique unique qu’elle sélectionne, protège, valorise et transmet au grand public comme au public scientifique.
  • Site internet de la Bibliothèque de Genève


  • Les Bibliothèques municipales sont des lieux de rencontre, de découverte et de partage qui vous proposent de nombreux documents à emprunter ainsi que des activités gratuites pour petit-e-s et grand-e-s.
  • Site Internet des Bibliothèques municipales


  • Les musées d’art et d’histoire, le Musée d’ethnographie et le Museum d’histoire naturelle, les Conservatoires et Jardin botaniques et le Fond municipal d’art contemporain proposent un accès à leur bibliothèque scientifique .
  • Site internet


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Historique

Une bibliothèque, 4 lieux. Telle est la bannière que nous nous sommes choisie en 2015 pour affirmer notre désir d’abolir les frontières arbitraires qui règnent entre les différents sites de la Bibliothèque dans notre nouvelle charte graphique.

2016 nous a permis de faire aboutir un projet gigantesque entamé en 1984, le catalogage rétrospectif de nos fichiers manuels (plus d’un million de fiches traitées majoritairement de façon manuelle en interne). Il était fondamental de finaliser cela, afin de pouvoir nous concentrer sur un autre chantier majeur, celui du déplacement de nos collections patrimoniales dans le dépôt commun que nous partagerons avec les musées de la Ville de Genève en 2019 à l’Écoquartier.

Nous travaillons depuis 2012 sur ce chantier qui aura pour conséquence de provoquer une réorganisation complète de nos 62 kilomètres linéaires de documents. Outre les problèmes liés à l’intendance, ce projet qui touche les collections de manuscrits, de livres anciens, d’iconographie et des affiches, a été l’occasion de repenser en profondeur nos façons de travailler afin de mieux servir nos lecteurs qui nous demandent une approche concertée et unifiée de nos collections.

En 2015, nous avons entamé une réflexion collaborative qui nous a permis de réformer en profondeur le «chemin du livre» au sein de l’Unité de la collection générale, afin de mieux répondre aux demandes de notre public majoritairement universitaire. Notre but était de mieux coordonner notre politique d’acquisition (en interne et avec nos différents partenaires), de mettre à disposition du public plus rapidement les ouvrages acquis, et de repenser le traitement de conservation préventive avec les différents ateliers de l’institution et nos prestataires externes. Nous avons également mis en œuvre une politique de «révision critique» des collections, qui nous permet d’assurer la maîtrise du développement des collections et de concentrer nos moyens sur les documents dont la conservation à long terme doit être assurée.

Nous avons prolongé cette réflexion sur nos pratiques de travail en 2016, avec les membres de l’Unité des collections spéciales. Il était fondamental que nous abandonnions des logiques de traitement qui prenaient en considération d’abord la nature des supports plutôt que la cohérence intellectuelle qui relie, par exemple, les collections de manuscrits, de livres ou l’iconographie de Jean-Jacques Rousseau. Ce faisant, nous avons été amenés à profiler un nouveau poste de responsable de l’ensemble des collections patrimoniales qui aura pour mission de les valoriser de façon transversale.

C’est dans cet esprit de transversalité qu’a été conçu le portail de la Bibliothèque de Genève consacré à la bibliothèque numérique, qui accompagne notre nouveau site internet mis en ligne en 2015.

Plusieurs espaces au sein de la Bibliothèque sont réaménagés ou en cours de réaménagement. Après le bureau de référence fin 2014, nous travaillons sur le remodelage de l’ancienne salle du catalogue qui offre désormais un nouvel espace de consultation de la presse, jusqu'alors absent de notre site des Bastions.

Deux expositions majeures ont été organisées par la Bibliothèque, l’une en collaboration avec la Bibliothèque Mazarine (De l’argile au nuage) à Paris puis à Genève en 2015 ; la seconde avec la Fondation Auer-Ory pour la photographie, consacrée aux représentations de la photographie aux XIXe et XXe siècles : Sans photographie présentée dans l’Espace Ami Lullin pendant l’été 2016. En 2016, la Bibliothèque de Genève a collaboré activement avec le Musée d’Art et d’Histoire à l’exposition consacrée à la photographie au Musée Rath (Révélations), qui a permis de mettre en valeur le fonds de daguerréotypes et de photographies du XIXe siècle du Centre d’iconographie.

Le patrimoine de la Bibliothèque s’est considérablement enrichi dans le domaine des Lumières, car nous avons pu faire l’acquisition de plus de mille éditions du XVIIIe siècle consacrées à la philosophie et d’un manuscrit inédit du Zaïre de Voltaire. Ces enrichissements renforcent plus que jamais ce pôle au sein de notre institution.

Le département des manuscrits s’est, lui, enrichi d’une miniature très précieuse de la fin du XVe siècle tirée d’un livre d’heures exécuté à Genève. Cette feuille représente l’un des rares témoins des ateliers de peinture en activité dans notre ville.

La Bibliothèque de Genève a continué à s’investir au niveau de l’ensemble des institutions culturelles de la Ville et du Canton de Genève dans le domaine de la formation, des plans d’urgence, et de la réalisation d’une « berce » de protection des biens culturels, utilisable en cas d’urgence. Cette dernière a rencontré un grand succès et a fait l’objet de l’intérêt manifesté par nos collègues, aussi bien en Suisse qu’à l’étranger. Nous avons été amenés à collaborer à la présentation du fonctionnement de cette berce à divers collègues tant européens que japonais.

Sur le plan de la conservation, nous avons pu finaliser un chantier de traitement de masse du fonds photographique de l’atelier des Boissonnas (1860-1990) qui nous aura permis de reconditionner près de 140 000 documents (tirages, négatifs sur des supports divers, archives) sur une période de dix-huit mois.

Plus que jamais, nous investissons beaucoup d’énergie dans ce domaine de la protection des biens culturels, vu l’état de fragilité de notre site des Bastions. Grâce aux différents services de la Ville, nous avons pu réaliser de nombreux travaux qui touchent à la sécurité des collections et des personnes. Mais nous sommes arrivés au bout de ce que nous pouvions raisonnablement faire, pour préserver nos collections dans ce bâtiment du XIXe siècle qui porte les marques plus ou moins heureuses des modifications apportées au fil des décennies. Nous avons besoin désormais que l’on puisse reprendre le processus d’un crédit d’étude qui nous permette d’élaborer des solutions durables, et non plus transitoires, pour la sauvegarde de l’ensemble du patrimoine intellectuel de la Ville de Genève.

Alexandre Vanautgaerden, Directeur de la Bibliothèque de Genève