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Comment écrivait-on la musique dans les pays orientaux, au Japon, en Chine, en Inde ou en Corée, avant l'arrivée du système de notation musical occidental ? Y avait-il uniquement des traditions orales ?

Date de la réponse: 12.03.2021

onjour,

Nous vous remercions d’avoir fait appel au service Interroge, voici le résultat de nos recherches :

L’article intitulé Notation musicale de Mireille Helffer et Alain Pâris paru dans l’Encyclopédie Universalis nous explique comment la notation musicale est apparue et ce qui existait précédemment. (Vous pouvez lire cet article gratuitement et dans son intégralité en vous rendant dans une des bibliothèques de la Ville de Genève) :

« Contrairement à la peinture et à la sculpture, la musique est un art qui suppose un intermédiaire entre le créateur et son public. Cet intermédiaire, l'exécutant, se voit confier un texte noté selon certaines conventions qui ont évolué au fil des siècles et des cultures. La notation musicale n'a pas toujours existé : la transmission orale la précède dans bien des cas ; mais, dès qu'une civilisation parvient à son apogée, elle met au point un système de transcription de la musique, qui lui survit d'ailleurs rarement. »

Toujours dans cet article, les auteurs nous expliquent le cas précis de la notation musicale en Orient :

« Ce besoin de représenter la musique par un système de notation s'est manifesté dans la plupart des civilisations qui connaissaient une écriture. On en trouve les premières traces en Orient dès la plus haute antiquité. C'est ainsi que des signes de notation musicale datant du XVIIIe siècle avant J.-C. ont été identifiés sur des tablettes cunéiformes (tablettes d'Ur au British Museum, U. 7/80). En Occident, il faut attendre le Ve siècle avant J.-C. et, dans le monde chrétien, le IXe siècle après J.-C. pour trouver les premières traces de notation. »

La suite de l’article donne des indications précises quant à la chronologie de la mise en place de systèmes d’écriture dans les différentes régions d’Asie :

« Les mondes orientaux et extrême-orientaux ont élaboré différents systèmes de notation dont les premiers remontent sans doute, en Inde, au début de l'ère chrétienne, tandis qu'en Chine (et de là en Corée et au Japon) les plus anciens témoignages que nous possédions datent de la fin de l'époque T'ang (618-907). »

L’article Hors de l’Occident : d’autres notations musicales de Bérengère Demerliac, paru sur la page web L’aventure des écritures de la Bibliothèque nationale de France (BNF), vous aidera à comprendre les différents systèmes utilisés pour la notation musicale dans les pays orientaux :

« La musique, pour sa notation, se contente le plus souvent de reprendre des systèmes créés à d'autres fins, par exemple pour la représentation des valeurs arithmétiques, des inflexions de la voix ou des sons du langage. Les signes employés peuvent donc être soit phoniques (lettres, symboles correspondant à une syllabe ou à un mot), soit graphiques (formes géométriques, lignes, points, courbes, etc.). Cinq types principaux de notation peuvent ainsi être distingués, selon qu'ils emploient les lettres d'un alphabet, des syllabes, des mots, des nombres ou des signes purement graphiques, une sixième catégorie étant constituée par les systèmes hybrides. »

Il est par exemple question « des systèmes de notation basés sur l'usage des nombres aussi bien à Java qu'au Japon, mais le système le plus complexe de notation numérale est celui mis au point en Chine au Xe siècle pour un instrument à cordes pincées, le ch'in. »

Ce même article nous donne des informations sur les systèmes alphabétiques en Inde :

« Dans les systèmes alphabétiques vient prendre place la notation utilisée en Inde depuis le XIIIe siècle : les sept degrés de la gamme ont chacun un nom de plusieurs syllabes, réduit dans la pratique à la première syllabe : sa, ri, ga, ma, pa, dha, ni. Chaque syllabe est transcrite à l'aide d'une seule lettre. »

La lecture intégrale de cet article vous donnera les détails des systèmes de notation, de leur histoire et des clefs pour comprendre les principes de ces écritures destinées à la musique.

Pour approfondir vos recherches, voici une liste non exhaustive de documents sur ce sujet provenant du catalogue Swisscovery :

- Musique d’Inde du Sud d’Isabelle Clinquart

- Le chapitre de Yoshihiko Tokumaru  Le rôle de la notation musicale dans le monde non occidental : l’exemple de l’Asie orientale provenant du livre L’unité de la musique paru sous la direction de Jean-Jacques Nattiez.

- Le chapitre de Robert C. Provine L’histoire : un concept essentiel pour comprendre la musique de l’Asie de l’est du livre Musiques et cultures paru sous la direction de Jean-Jacques Nattiez.

Nous espérons que ces éléments vous aideront dans votre recherche. N'hésitez pas à nous recontacter pour tout complément d'information ou toute autre question.

Cordialement,

La Bibliothèque du Musée d'ethnographie de Genève

Pour www.interroge.ch