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J’aimerais savoir si le tableau de Théophile Alexandre Steinlen représentant Louise Michel lors de la Commune de Paris est conservé dans un musée ou s’il appartient à une collection privée

Date de la réponse: 27.01.2021

Bonjour,

Nous vous remercions d'avoir fait appel au service Interroge, voici le résultat de nos recherches :

Deux tableaux de Théophile-Alexandre Steinlen représentant des femmes ayant la poitrine dénudée et faisant écho à la révolte parisienne font partie des collections du musée du Petit Palais à Genève. Le musée du Petit Palais étant actuellement fermé, nous vous suggérons de prendre directement contact avec eux.

Le premier tableau, peint vers 1885, s’intitule La Commune - Louise Michel sur les barricades, comme l’atteste le catalogue - Théophile-Alexandre Steinlen (1859-1923) -  paru en 2004 et concernant des oeuvres appartenant au musée du Petit Palais. Il est en outre spécifié qu’il s’agit : « de Marianne ou de l’héroïne révolutionnaire, Louise Michel [cat. 65]. »

Dans le catalogue de l’exposition Steinlen et l’époque 1900 qui s'est tenue au Musée Rath du 23 septembre 1999 au 30 janvier 2000, nous pouvons lire au sujet de ce tableau : « C’est en évoquant Louise Michel (1830-1905) – institutrice, ambulancière et figure légendaire de la Commune – que Steinlen aborde le thème de la révolte parisienne de 1871 […]. Dans ce tableau, Steinlen s’inspire de la Liberté guidant le peuple de Delacroix, soumettant au personnage de la combattante révolutionnaire un traitement allégorique. Campée sur les barricades, Louise Michel est représentée dans une attitude véhémente, la poitrine dénudée, enveloppée dans le drapeau rouge. Sa chemise tachée de sang préfigure la défaite de l’insurrection. Toutefois, le choix d’en faire un emblème d’héroïsme et de résistance traduit l’espoir de Steinlen de voir aboutir la lutte des mouvements ouvriers pour la justice sociale. »

Le second tableau représente une femme également vêtue de rouge et ayant la poitrine dénudée.

Ce tableau peint par Théophile-Alexandre Steinlen en 1903, intitulé La Libératrice fait également partie de la collection du Musée du Petit Palais à Genève, comme l’atteste un article de Pierre-Alain Mariaux, paru dans la Gazette des beaux-arts de mai-juin 1993 : « Fig. 1. – Th.-A. Steinlen. La Libératrice, 1903, huile sur toile. Genève, Musée du Petit Palais, inv. 14712. Photo musée. »

A cela Pierre-Alain Mariaux ajoute : « Allégorie de la liberté révolutionnaire, la figure de la Libératrice est un thème récurrent dans l’œuvre de Théophile-Alexandre Steinlen (fig.1). Brandissant une torche, la Liberté s’élève au-dessus d’une foule implorante et saisit par le poignet un ouvrier au torse nu, entraînant ainsi la masse à l’assaut du Veau d’or […]. son manteau rejeté derrière elle qui lui dessine comme une paire d’ailes […]. »

Dans le premier catalogue, cité plus haut, il est dit que cette œuvre s’intitule également Le Cris des opprimés (ou La Libératrice)

Philippe Kaenel, dans son livre Théophile-Alexandre Steinlen : l’œil de la rue, fait un parallèle entre les deux œuvres : « La Commune, une peinture de jeunesse, montre une femme vacillante au sommet des barricades. Acculée contre un mur de briques au crépi mitraillé, elle est la dernière à tenir et va tomber la bouche ouverte sur un cri ou un chant. De la main gauche, elle tient encore fermement un vaste drapeau rouge dans les plis duquel elle s’enveloppe, comme au centre d’une mandorle […]. En 1903 vingt ans après La Commune, Steinlen rappelle la femme drapée de rouge. Cette fois elle ne s’enveloppe plus, mourante, dans les plis d’un drapeau en berne. Elle fait claquer au vent les pans d’une ample cape orangée qui embrase le ciel en arrière-fond. Coiffée d’un bonnet phrygien, La Libératrice fend la toile de la diagonale de son corps. Elle entraîne une foule libérée de ses entraves dans le champ du tableau et la conduit à l’assaut de la butte de Montmartre. »

Nous espérons que ces éléments vous aideront dans votre recherche. N'hésitez pas à nous recontacter pour tout complément d'information ou toute autre question.

Cordialement,

La Bibliothèque d'art et d'archéologie

Pour www.interroge.ch