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  • L'herbier des Conservatoire et Jardin botaniques et ses quelque six millions d’échantillons est un des plus importants au monde. Quant au jardin, il abrite de magnifiques collections de plantes vivantes.
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  • Le FMAC a pour missions de développer la présence de l’art dans l’espace public et de soutenir les artistes actifs et actives à Genève. Le FMAC gère la Médiathèque, un espace de consultation et de diffusion d’une collection dédiée à l'art vidéo. Le FMAC Mobile, par ses actions de médiation, favorise l’intérêt et la compréhension des publics pour le domaine de l’art contemporain.
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  • Avec une collection riche de 25'000 objets illustrant douze siècles de culture céramique, le Musée Ariana compte parmi les grands musées européens spécialisés dans les arts du feu.
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  • Les Musées d’art et d’histoire forment le plus grand ensemble muséal de Suisse, avec ses cinq musées et leurs 700'000 objets, sa bibliothèque et ses ateliers de restauration.
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  • Haut lieu de la réflexion sur les sociétés humaines, le Musée d'ethnographie de Genève, dont les bâtiments se trouvent au boulevard Carl-Vogt propose au travers de ses expositions une variété de lectures anthropologiques des phénomènes sociaux et culturels qui traversent le monde actuel.
  • Site internet du Musée d'ethnographie


  • Le Muséum d’histoire naturelle accueille plus de 250'000 visiteurs chaque année à la découverte des millions de spécimens exceptionnels appartenant au patrimoine naturel qu'il conserve. Unique en son genre en Suisse, le Musée d'histoire des sciences - affilié au Muséum - abrite une collection d'instruments scientifiques anciens issus des cabinets des savants genevois du 17e au 19e siècle.
  • Site internet du Muséum d'histoire naturelle
    Site internet du Musée d'histoire des sciences

Acquisitions récentes

Extrait des acquisitions de la collection du FMAC

Nicolas Fournier

Portrait de météorite, 2019

Une météorite serait-elle tombée dans les pots de peinture ou sur la palette de Nicolas Fournier? Certains rêvent de décrocher la lune, voire d’y aller ou, plus poétiquement, de lui écrire une ode; Nicolas Fournier raconte une histoire de météorite, qui peut-être en cache une autre. Après un cycle de dessins intitulé Lacunes, l’artiste continue son investigation dans le domaine des sciences, celui de la géologie. Dans sa nouvelle série Chutes et trouvailles, il s’intéresse aux météorites et à leurs représentations. Les chasseurs de météorites distinguent en effet les objets trouvés grâce à la trace de leur impact – les «chutes» – de ceux trouvés par hasard – les «trouvailles». Au centre des soixante-neuf tableaux que comprend la série se trouve le «portrait» de douze météorites. Le tableau présenté ici montre l’une d’elles, celle de Tcheliabinsk, qui a traversé l’atmosphère le 15 février 2013 pour se désintégrer, en partie seulement. D’une puissance énergétique estimée à plusieurs fois celle dégagée par une bombe atomique, le choc a formé un cratère au fond d’un lac gelé et a fait volé en éclat la plupart des vitres de la ville voisine. Pour élaborer ses peintures, Nicolas Fournier se sert autant d’images trouvées sur Internet que de ses propres photographies, sans aucun souci de hiérarchie. Au-delà d’une enquête sur ce phénomène astral, son récit prend une dimension symbolique: l’artiste peut ainsi être comparé à un chasseur d’images. La chute des météorites, phénomène à la fois rare, fascinant mais violent, est un thème évocateur, à forte dimension métaphorique. A la manière d’une fable, ce cycle de peintures raconte une histoire à plusieurs niveaux, tisse des liens entre des images et, par là, libère l’imagination.

Nicolas Fournier vit et travaille à Genève.

Légende photo: Nicolas Fournier, Portrait de météorite / Tcheliabinsk [série "Chutes & Trouvailles"], 2019, collection du Fonds d'art contemporain de la Ville de Genève (FMAC) © Julien Gremaud
Huile sur toile, 80 x 60 cm, N° d'inventaire 2019-54

Nicolas Fournier dans la collection du FMAC
Site de l’artiste: www.nicolas-fournier.ch 

Rebecca Sauvin

Sans titre, 2005 – 2017

Rebecca Sauvin a constitué un corpus de travaux vidéo très spécifique dès l’année 2000 – elle signait alors Rebecca S. lorsqu’elle se mettait en scène –, qui se compose de narrations oniriques et recherche la dimension de l’inconscient, explore les espaces psychiques. Les références symboliques et les titres de ses œuvres sont explicites, on trouve des masques en forme de tête de cheval, des femmes araignées, somnambules ou dormeuses, des écrans, ouvertures ou miroirs qui mènent vers une autre réalité. La scénographie et la postproduction lui permettent de composer les aspects surréels et fantastiques des images, tels des tableaux vivants, avec leur effet labyrinthique, souvent montées en courtes boucles. D’autres sculptures ou installations de l’artiste font appel à la présence fantomatique d’êtres humains ou d’animaux, des personnages sculptés en négatifs ou autres élaborations comportant un haut potentiel d’évocation. Sa pratique du dessin est également ébauchée dès le début de son parcours, une pratique plus immédiate que celle des autres techniques: elle qualifie ses dessins de «fragments d’états mentaux». Les images sont formées en plusieurs passages, demeurent complexes et invitent à une interprétation très ouverte. Sans titre, le dessin présenté ici fait appel au mythe amérindien du «fripon divin» traité notamment par le psychanalyste Carl Gustav Jung: un archétype présent dans chaque être humain qui affirme une capacité au dialogue intérieur. La «figure» beige et verte est issue d’éléments naturels avec des contours partiellement définis et tout aussi évanescents. On pourrait y lire une présence anthropomorphique sortie d’un bestiaire imaginaire. Elle rappelle encore certains êtres de l’univers pictural de Jérôme Bosch et celui de Pieter Bruegel.

Rebecca Sauvin (Schönenwerd/Suisse) vit et travaille à Genève.

Légende photo: Rebecca Sauvin, Sans titre, 2005 – 2017, collection du Fonds d'art contemporain de la Ville de Genève (FMAC) © Julien Gremaud
Aquarelle, crayon gris et café sur papier, 42,3 x 32 cm
N° d'inventaire 2019-082

Retrouvez Rebecca Sauvin dans la collection du FMAC.

Bastien Gachet

OOO, 2018


Dans le travail de Bastien Gachet, la présence humaine (et animale) – à l’exception de ses premières performances dans lesquelles il utilisait notamment le corps comme objet de mesure – est suggérée plus que montrée frontalement. La vie n’y est pas absente pour autant. Ses travaux évoquent l’homme et la société qu’il a façonnée à son image, ses valeurs, ses technologies, ses infrastructures et les artefacts qu’il crée. Pour l’artiste, chaque objet peut être conçu et perçu dans son état matériel, avec une fonction utilitaire, mais aussi dans son état symbolique révélateur de la culture qui l’a produit. Quoi de plus simple et anodin en apparence qu’une prise électrique? Dans la vidéo 000, dont le titre peut évoquer le chiffre 0 du néant ou du commencement autant que la bouche du fumeur et son rond de fumée, l’artiste a conçu un scénario dans l’appartement qu’il a occupé lors d’un séjour de recherche à Berlin. À partir d’une banale prise électrique (mais peut-on faire confiance à nos yeux?), dont certains modèles prennent une étrange apparence de visage humain malgré le danger qu’ils représentent, il imagine une déambulation, tantôt anxiogène, tantôt comique, où plusieurs objets du quotidien s’animent: un gadget mobile se transforme en métronome entêtant, des stores automatiques ouvrent et ferment la scène comme un rideau de théâtre, la prise électrique en question se met soudainement à vapoter, etc. A travers ce «trou de serrure», l’artiste attire notre attention sur tout un système d’alimentation en énergie sur lequel notre société repose, une société à la fois gourmande et insouciante, dans sa grandeur technologique mais aussi dans ses limites et son aveuglement.

Bastien Gachet vit et travaille à Genève.

Légende photo: Bastien Gachet, OOO, 2018, collection du Fonds d'art contemporain de la Ville de Genève (FMAC) © Bastien Gachet
Vidéo, couleur, stéréo, durée: 3’29’’
N° d'inventaire 2019-053

Vidéo à visionner sur le site de l’artiste
Retrouvez Bastien Gachet dans la collection du FMAC.

Anne Sauser-Hall

Sans titre (Anna O.), 1999

Constituée de deux plaques métalliques superposées et reliées par une charnière, cet objet énigmatique, entre trappe, devanture de coffre et leurre – acquis récemment pour compléter un corpus d’œuvres d’Anne Sauser-Hall dans la collection du FMAC –, fait partie d’un ensemble de pièces imaginées dès la fin des années 1990. Escalier, porte, balcon et autres seuils, l’artiste s’approprie et interprète des éléments qui proviennent de la sphère domestique, théâtrale ou sociale. Dépourvus de leur fonction, schématisés, ils sont uniformisés par une peinture monochrome et s’apparentent à une histoire de la sculpture minimale. Mis en scène, ils suggèrent une action potentielle et l’amorce d’une relation avec le-la spectateur-trice, toutefois écartée par l’effet «trompe-l’œil». La coexistence du mouvement et de l’inertie est fréquente dans les œuvres de l’artiste. Attachée à une certaine forme de chorégraphie, elle travaille plus particulièrement le geste, insignifiant ou automatisé, dans ses vidéos dès les années 2000. Elles sont, à l’instar de ses objets, reprises ou citations. D’après des œuvres de Manet, Man Ray, ou Borges par exemple, Anne Sauser-Hall reconstitue des scènes à l’aide d’acteurs-trices. Tableaux vivants et images animées se côtoient, sans récit. Les titres des vidéos mentionnent explicitement leurs sources de même que les objets font référence ou rendent hommage à une personnalité. Ainsi le Sans titre (Anna O) nous plonge dans une référence psychanalytique: la parenthèse est le pseudonyme d’une militante féministe et un cas d’étude qui donna lieu à un ouvrage sur l'hystérie à la fin du XIXe siècle, co-signé par Josef Breuer et Sigmund Freud. La sculpture, placée à même le sol, prend une nouvelle connotation à la lumière de cette référence historique, elle ouvre un passage vers l’inconscient.

Anne Sauser-Hall (Genève) vit et travaille à Sigriswil (Berne).

Légende photo: Anne Sauser-Hall, Sans titre (Anna O.), 1999, collection du Fonds d'art contemporain de la Ville de Genève (FMAC) © Gérald Friedli
Acier inox brossé, 4 x 102 x 70 cm, N° d'inventaire 2018-019

Retrouvez Anne Sauser Hall dans la collection du FMAC.